Bienvenue !

Bienvenue sur "Kutsushita 10" (ou Chaussette 2010-2012).

Ce blog, ou archive, fait partie d'un réseau de blogs de voyage écrits par votre Seigneurie, Moua, j'ai nommé Vivi, passionnée par l'Asie et l'écriture. J'ai séparé mes voyages par années, autrement les blogs étaient trop longs et c'était fastidieux de s'y retrouver. Comme son nom l'indique, vous ne trouverez ici que mon cinquième voyage au Japon (ainsi que premier en Corée et à Taiwan), de juillet à novembre 2010, mon voyage de 2011 en Chine (avec quelques jours au Japon à la fin), et mon retour au Japon en 2012. Pour les autres, voyez les liens.

La page d'accueil et blog en cours, dont les posts sont archivés sur un nouveau blog à chaque nouvelle année, est :
http://ebikutsushita.blogspot.com/

Aide à la navigation : les posts sont classés du plus vieux au plus récent sur tous les blogs.

lundi 23 juillet 2012

Final ^_^ (et clôture de ce blog)

Ah, ça y est, c'est fini. Pas sans émotion, je dois dire. Le jour de mon départ, j'ai vécu un truc franchement terrifiant :

Sab et moi sortons à 4h50 de chez elle. Il fait jour depuis un moment et il n'y a personne dans les rues, je réveille tout le quartier avec les roulettes de ma valise.
Sab transporte mes deux bagages à main sur son vélo.
Puis soudain, au milieu de la route, on voit une vieille dame toute courbée, immobile, qui nous fixe du regard. On lui passe devant et elle émet une sorte de « eeeeeeeeeeeeeeeee » très rauque et très bas.
Sab me regarde, je la regarde et on accélère le pas aussi vite que possible sans courir... et la vieille se met à nous suivre, en marchant comme un pantin désarticulé.
VITE ! Vers la civilisation !
On se dit alors qu'on avance de plus en plus vite en riant comme des tarées... mais ce rire cache une angoisse réelle. Je n'oserai pas dire à Sab jusqu'à ce qu'on soit loin d'elle que moi aussi j'avais peur, une fois qu'elle m'a dit qu'elle a franchement pensé que c'était un zombie.
Bref, on se réfugie dans le seven eleven, seul magasin ouvert à cette heure-ci. On reprend notre souffle et on achète à boire... quand soudain la porte s'ouvre et... c'est la dame. Vraiment une allure, une démarche et une attitude de zombie ! La tronche de Sab était épique. Et la mienne devait pas être bien mieux. Surtout que la dame s'est approchée de moi, tout près alors que j'étais en train de payer, et m'a dit de sa voix rauque et sinistre un « ohayou gozaimasu » (bonjour). J'ai filé sans demander mon reste avec Sab, jusqu'au bus, où on a hurlé de rire. Plus personne ne pourra me dire « ohayou gozaimasu » sans que je pense au zombie, désormais (oui, j'ai eu un début de rire à l'aéroport au moment où l'hôtesse m'a saluée).

Sinon, voilà ce que je peux encore dire :

Vendredi, le producteur de Sab (qui est chanteuse, je ne crois pas l'avoir précisé) nous a offert à toutes les deux des sièges VIP pour Moon Saga. Pas de changement pour cette pièce entre dimanche et ce jour-là, d'ailleurs, sauf que cette fois Alex m'avait expliqué l'histoire aussi bien qu'elle pouvait et que j'ai eu un peu moins de problèmes à trouver un fil rouge (peu présent, mais si on sait de quoi ça parle on comprend déjà plus... La grosse différence a été qu'on m'a quand même offert un billet à 18000 yen sans raison autre que « je suis l'amie de Sab »).
J'ai fait l'achat le plus magnifique de l'année : le photobook de Saotome Taichi. Avec Sab et son producteur, on le feuilletait en attendant le lever de rideau et on s'extasiait tous les trois, jusqu'à ce que le producteur dise « Je pourrais être son grand-père ! », Sab « Je pourrais être sa mère ! » et moi « ...non moi ça va... » Bref, la pièce m'a un peu moins plu la seconde fois, parce qu'une fois qu'il n'y a plus l'effet de surprise on s'ennuie pendant certaines scènes.
Gardez donc ça en mémoire s'il vous vient l'envie d'aller voir ça : lisez l'histoire avant d'y aller, et n'y allez qu'une fois.

 La pièce terminée, Sab et moi sommes rentrées à Shiki, où on est allées manger au pub chinois.

On n'a pas beaucoup dormi parce qu'il fallait qu'on se lève à 4h du matin pour aller à l'arrêt de bus pour l'aéroport – Sab ayant insisté pour venir.

Après l'aventure du zombie, j'ai eu deux heures de bus pour rejoindre l'aéroport. Le vol s'est bien passé, mieux qu'à l'aller parce que j'ai demandé un siège dans la rangée du milieu et qu'ils sont un peu plus larges que les autres. Ma voisine m'a parlé pendant tout le trajet - j'ai plus parlé japonais pendant le vol que pendant tout le voyage.

Bilan du voyage : j'ai très envie de retourner en Hokkaido pour voir d'autres lieux, j'ai vraiment aimé Toya. J'ai malheureusement eu beaucoup de pluie, mais c'était à prévoir vu la période à laquelle je suis partie. Je ne sais pas encore quand j'y retournerai mais 2013 est très probable.


mercredi 18 juillet 2012

Condensé de la semaine

Faisons un petit résumé de mon séjour à Tokyo jusqu'à présent :

De lundi à jeudi dernier, ça a été plutôt calme, je suis restée sagement à Shiki, à apprécier de revoir Sab, de retourner au karaoké et de manger de supers repas.

Vendredi, j'ai passé la fin de l'après-midi / début de soirée à Ikebukuro avec V., pour son anniversaire. Au programme, lèche-vitrines et izakaya. Ce jour-là me reste un peu en travers de la gorge pour de nombreuses raisons et je vais m'empresser de ne plus y penser.

Week-end : vous le savez déjà si vous avez lu les deux posts précédents

Lundi : je pense avoir dormi jusqu'à 15h, j'étais épuisée. Premier jour des vacances de Sab, et on a accueilli Alex chez elle pour la semaine. Plus on est de fous plus on rit. J'avais déjà rencontré Alex il y a deux ans, lui ayant vendu des tickets de concert. Je lis son blog de traductions depuis des années. C'est cool qu'elle soit ici.

Mardi: pas dormi de la nuit, sans raison réelle. Il faisait déjà jour quand je me suis couchée, à 3h45, et j'ai été crevée toute la journée. En plus il faisait vraiment super chaud. J'ai retrouvé Yusuke, qui était dans la même auberge que moi à Taiwan, et on est allés au karaoké ensemble avec Sab.

Aujourd'hui : Akihabara, un peu de shopping (j'ai acheté un autocollant... je crois que j'ai jamais aussi peu dépensé en faisant les magasins ici), beaucoup de sueur (dieux qu'il fait chaud maintenant !) et beaucoup de rire avec Sab et Alex.
BWAHAHAHAH!

MWARF ! Le Pénis Sacré.
On est aussi allées dans une boutique dédiée aux RPG. On s'est comportées en vraies fangirls devant une peluche de Cthulhu à laquelle un vendeur avait mis un petit nœud papillon.

Voilà pour ce rapide résumé. Et voilà aussi notre ami le gecko qui est revenu se balader sur la fenêtre hier soir.



dimanche 15 juillet 2012

Moon Saga : review

Voilà la suite. Donc, dodo à 3h du mat, pour mieux me réveiller à 9h, ce qui est horriblement tôt puisque j'ai adopté un rythme étrange depuis lundi. Ceci car j'allais voir la première de "MOON SAGA", une pièce de théâtre écrite et dirigée par GACKT et, selon lui, "une pièce comme vous n'en avez jamais vu !"

La pièce fait partie d'un univers très vaste qui a été créé par G et déjà utilisé dans ses concepts depuis le début de sa carrière solo il y a treize ans. C'est la suite de tout ce qu'il nous montre sur scène depuis tout ce temps. Pour cette partie de l'univers, G a fait appel à CLAMP (les génies derrière les mangas comme xxxHolic). L'histoire est divisée en pièce de théâtre, manga et concerts. Cette année on a droit à la pièce. En plus d'avoir tout fait (direction, mise en scène, casting, écriture etc.) G joue le rôle principal dedans (il a pas dû dormir énormément ces derniers mois).

Je dois dire que je n'étais pas surexcitée. J'étais même tellement fatiguée que j'ai hésité à y aller. Je suis toujours fan de G, mais beaucoup moins qu'avant, ou disons du moins beaucoup plus raisonnablement, et je m'étais ennuyée au théâtre en 2010 quand j'étais allée le voir dans Nemuri Kyoshiro (surtout parce que je ne comprenais rien). Je me suis finalement bougé les fesses et suis allée jusqu'à Akasaka, où le soleil m'a achevée quand j'attendais devant les portes.


Précision : cette pièce a un casting de fou. Les acteurs sont pour la plupart très connus (tous des acteurs de Kabuki (théâtre traditionnel japonais)), et on notera le merveilleux Saotome Taichi dans le rôle de "Kage". J'aime beaucoup cet acteur, il est fantastique (et je dois me pincer chaque fois que je commence à me dire qu'il est beau parce que halte-là, Môssieur est beaucoup trop jeune pour moi et après je m'en veux!)

Bon, la pièce a commencé et ma réaction après seulement 2 minutes a été cette pensée : "si j'avais manqué ça et l'avais ensuite vu en DVD, je m'en serais voulue toute ma vie."
G n'a pas menti en disant qu'il nous en mettrait plein les yeux !


Je ne dirai rien de l'histoire, qui était je pense le seul point noir de la pièce. C'était tellement bordélique comme arrangements de scènes qu'on ne comprenait pas trop ce qui se passait (et surtout, c'est pas FINI!).

La musique est magnifique. Les décors sont simples, il s'agit d'escaliers. Là où G a fait très fort c'est dans les décors virtuels, sur l'écran. Ils sont totalement intégrés à la pièce, c'est à dire que si un personnage a le pouvoir de lancer une boule de feu, la boule apparaît sur l'écran. Si un personnage tombe derrière la scène dans une rivière, il y aura un bruit d'éclaboussure et l'écran montrera l'eau qui gicle. Les paysages eux-mêmes sont animés et en 3D, ils ressemblent à un jeu vidéo. Certains rappellent énormément le style de Alice:Madness Returns.
Pour le jeu d'acteur : ce que je n'aime pas dans le théâtre japonais, c'est cette façon extrêmement exagérée de jouer et de parler. Mais là aussi, mes craintes ont disparu, car G a décidé que le jeu devrait être comme au cinéma européen/américain. Rapide et crédible. Tout le monde jouait vraiment très, très bien.
Il y avait des chorégraphies aussi, très réussies.
Question personnages maintenant : j'avais peur que le personnage de Yoshitsune, joué par G, soit comme TOUS les autres qu'il a déjà joué (excepté Yoshi de Bunraku) : un type détaché du monde, fier, silencieux, sérieux, qui se prend pour un dieu et qui agit comme s'il en était un. Euh, son personnage ne pourrait pas être plus éloigné de ça. C'est un espèce d'abruti qui se fait pipi dessus (oui oui, littéralement) à la moindre menace. Il est adorable mais trouillard et capricieux. C'est un rôle inédit pour lui, qu'il a parfaitement réussi à jouer.
Avec cette petite description il manque quelque chose : la pièce est drôle. Mais vraiment, à se tordre de rire. Avec le petit côté tragique / romantique, mais c'est 90% de rires, 5% de larmes, 5% de romance... 100% de divertissement pur et simple. Oh et les batailles aussi... miam !

Un dernier mot sur Saotome Taichi : son rôle, celui d'un esprit aux très longs cheveux blancs, qui apparaît à la lueur de la lune, est en réalité comme ce que je pensais que celui de G serait, ce type invincible et hautain. Mais c'est un esprit, il a le droit. Et mention spéciale à ce garçon, car sa scène de bataille est à tomber raide mort de perfection.
Vous connaissez peut-être cette vidéo :
La scène dont je parle a directement été inspirée de ça. Il se bat contre des ombres (beaucoup plus violentes, nombreuses et rapides) à l'aide d'un éventail et non d'une épée, et quand il est touché le sang gicle sur l'écran. Je pourrais passer ma vie à le regarder faire ça d'ailleurs.

Enfin, ceci pour dire que j'ai absolument adoré et que Saotome Taichi peut me compter parmi ses fans. En plus il a un petit quelque chose d'un de mes propres personnages avec cette perruque... Bref il a la classe.

*I iz dead*

Pas beaucoup de news ici n'est-ce pas ? J'ai déjà expliqué pourquoi je ne postais pas souvent, alors voilà. Par contre aujourd'hui, un post est nécessaire, même s'il sera incomplet. La première partie a été rédigée cet après-midi :

Excusez-moi pendant que je hurle comme une fangirl enragée (non ce n'est pas un pléonasme). Et que je noie mon stress dans un coca.
J'écris ces lignes depuis la loge A de la livehouse Shinjuku BLAZE. J'ai un CREW PASS scotché à ma jupe... je vous raconte :
Je fais partie d'une équipe promo amateur, une Street Team, pour le groupe de rock américo-japonais "fade", (cliquez pour écouter une chanson sur youtube) dont fait partie Jon Underdown. Petit rafraîchissement de mémoire : il a été le second vocaliste du groupe YFCz, le "side-project" de GACKT, depuis juin 2011 jusqu'à juillet 2012. Bref comme j'allais au concert aujourd'hui, ma coéquipière de la Street Team francophone a tenté de m'obtenir une interview depuis deux mois environ. Pas de nouvelles. C'était foutu, c'était sûr. Jusqu'à littéralement la dernière minute ! Je m'apprêtais à aller retrouver des amies à Harajuku (ouais, un samedi, je suis folle, je sais) quand soudain, j'ai vérifié mon compte Twitter et ai vu ma coéquipière en mode grosse panique. Raison ? Interview : 16h20. OH CRAP comme je dis sans arrêt ces jours. Pas prête, stressée, questions à peine revues... Ils paniquaient tous parce que je dormais encore (il était presque midi... hum) et que j'ai pas de téléphone.
C'est donc armée d'un calepin et de mon appareil photo, utilisé pour enregistrer le son, que je suis allée passer une heure à Harajuku tout de même et que j'ai ensuite filé très vite à Shinjuku. J'ai été en retard de 5 ou 10 minutes mais ils m'ont fait patienter devant la porte de toute façon. Tout le monde me regardait, surtout quand je suis passée sous la barrière et ait reçu mon "Crew Pass".

On m'a fait asseoir dans une loge, on m'a offert du coca. Tout le monde (manager, maquilleur, producteur) m'a donné une carte de visite, ils étaient tous très sympas.

(écrit une fois de retour) :
Noriyuki, le bassiste (qui est tellement canon en vrai, par rapport aux photos) est entré dans la pièce et il est resté plus de 30 minutes avec moi à parler, il m'a mise à l'aise parce que jusque là j'étais pas très tranquille. Il m'a dit qu'avec le pass je pouvais aller partout dans les loges mais j'ai pas osé. Jon est ensuite venu me saluer. Super sympa. Puis Kansei, l'un des guitaristes, est entré pour se maquiller. Après environ une heure supplémentaire j'ai pu aller faire mon interview, que vous pourrez retrouver sur fade-france.com en temps voulu, puis assister au spectacle - ils m'ont donné le choix : je pouvais le regarder depuis les coulisses ou dans la salle. Euh, non, c'est mieux dans la salle mais merci...
Le concert fera l'objet d'un article sur le site également.
J'ai retrouvé mes amies à la fin, on a fait la queue pour les dédicaces, j'ai eu droit à des tas de mercis de la part des musiciens et même le manager est venu me retrouver après, dehors, pour me remercier. Non mais euh, c'est moi qui vous remercie...

J'ai rencontré le responsable marketing de Nissan pendant le concert, il était à côté de moi. Il parle français, on a pas mal discuté parce qu'il aime les mêmes groupes que moi (dont Eluveitie, c'est le premier qu'il a cité en apprenant d'où je venais), et il a réussi, je sais pas comment, à me retrouver une heure après dans la gare de Shinjuku.

Enfin voilà, une super soirée qui s'est terminée à 3h parce que je suis allée manger avec Sab... et je devais me lever ce matin. Restez dans le coin, un autre post arrivera d'ici quelques heures pour expliquer la raison du réveil matinal.
Bonus en attendant l'interview.

mercredi 11 juillet 2012

P'tit post #2

Aaah que cette capitale m'avait manqué ! Je ne suis pas à Tokyo à proprement parler mais dans la préfecture de Saitama. J'en ai pour un peu moins de 30 minutes pour rejoindre Tokyo, mais j'y vais pas tous les jours.

Il fait moins chaud (BEAUCOUP moins) qu'en 2010, mais chaque jour la température augmente donc je suppose que ça fera assez mal en août. 
Près de la maison se trouve un resto de viande grillée (yakiniku, oui, comme le panneau chantant de mon post sur Sapporo) où, durant 1h40, on a nourriture et boissons à volonté pour la modique somme de 2100 yen par personne. On reçoit la viande / les fruits de mer / les légumes / ce qu'on a commandé et on pose tout sur le grill au centre de la table. J'ai passé ma soirée à ôter les têtes des (grosses) crevettes parce que ça dégoûtait trop Sab qui disait que la nourriture ne devrait pas avoir d'yeux et refusait de les toucher tant qu'elles n'étaient pas décapitées. On a mangé du bœuf et des crevettes pendant plus de 2 heures parce qu'ils nous ont permis de rester plus longtemps puisque Sab est une habituée et qu'il était 1h du matin.
C'est un resto coréen, les baguettes sont en métal, c'est une belle galère pour manger.

Sab et moi bossons toute la journée, on a toutes les deux un bouquin à sortir bientôt, alors on profite de le faire ensemble sous la clim, avec deux chats très flemmards dans les pattes.
Yuurei et Yuki ne peuvent pas se supporter en temps normal et se battent sans arrêt... en restant couchés par terre parce qu'ils sont trop mous pour se lever.
Chaque fois que je viens il y a au moins 10 maisons de plus sur le chemin que je prends pour aller chez elle. ça, là, il y a deux ans, les maisons sur la droite étaient en construction et celles sur la gauche, il y en avait deux qui n'existait pas du tout.

 
Hier soir un gecko se baladait sur la fenêtre, c'était trop mignon !

lundi 9 juillet 2012

Week-end à Osaka

 Décidément, je ne comprends toujours pas comment les lignes JR de Osaka fonctionnent. C'est horriblement compliqué, rien n'est noté (en japonais non plus) et c'est jamais le bon train qui arrive sur le quai. Enfin, on découvre après coup qu'en fait oui, c'était le bon, mais dans le doute on monte pas dedans.

Après un samedi de shopping (ça compte pour du shopping si j'ai dépensé que 2000 yen?) c'est un dimanche musical qui s'est imposé. V. est une grande fan de Acid Black Cherry, un des groupes de rock japonais les plus connus du pays, et ils tenaient la finale de leur tournée à Osaka dimanche soir.

Personnellement je n'ai jamais aimé leur musique, mais je suis gentille, j'allais pas laisser V. y aller seule. C'était dans un stade, la scène coupait la salle en deux et il y avait environ 20'000 places. Quand je vais dans un concert de ce type, c'est rarement plein à craquer, il y a toujours quelques sièges vides ici ou là... pas cette fois. Il y avait tellement de monde qu'il y avait des gens debout dans les allées et derrière nous... je dirais environ 500 personnes supplémentaires. Je dois dire que même en n'aimant pas leur musique, j'ai apprécié le concert. Le thème n'était pas original et plutôt énervant (2012, fin du monde, destruction etc.... changez de disque !) mais les décors étaient somptueux, les effets de lumière exceptionnels et puis Yasu, le chanteur, sonne mieux en live qu'en studio.

Les décors étaient des ruines qui me faisaient penser à l'architecture du Seigneur des Anneaux, avec une grosse horloge en « pierre » à moitié détruite suspendue au-dessus de la scène. Les aiguilles tournaient très vite pendant les premières chansons. D'un point de vue esthétique et technique, aucun faux pas. Point de vue musical, il y avait certains moments où on n'entendait pas très bien Yasu parce que le son était quelques fois déséquilibré et faisait plus sonner une guitare que le reste. C'est pas arrivé souvent mais je l'ai noté quand même.

Maintenant pour la présence scénique, ils sont très bons. Leur musique n'est pas nulle, c'est juste moi qui n'aime pas le rock qui a un son joyeux ou jazzy. Il y a eu 4 ou 5 chansons que j'ai vraiment aimées (un son beaucoup plus dur que les autres), dont les deux premières qui m'ont mises dans de bonnes dispositions à leur sujet.

Observation en comparaison avec un concert de Gackt : - Les fans d'ABC sont beaucoup moins sympa que ceux de G. Ceux de G sont très ouverts, les amitiés se créent en quelques minutes devant les salles, qu'on soit étranger ou non. En tant que rare spectateur non-japonais, on est pris en photo, abordé, invité au resto après le concert etc. Les fans de G sont une famille et ils sont, pour la plupart, vraiment super gentils et matures. Il n'y a aucune animosité. Ça vient peut-être du fait qu'une grande majorité d'entre eux a plus de 30 ans(ça concerne uniquement les fans japonais.) Bref, au concert d'ABC, V et moi étions les seules étrangères. On nous regardait un peu bizarrement, personne ne nous a parlé, et la seule personne avec qui j'ai échangé deux ou trois mots et un sourire a été la dame d'une cinquantaine d'années, en kimono, qui était à côté de moi dans la salle. Les fans sont jeunes (Yasu a demandé qui avait moins de 20 ans et un nombre énorme de mains se sont levées – il a fait ça pour tous les âges, et a été super ému de voir qu'il y avait des gens de plus de 70 ans aussi – dont un petit vieux qui dansait comme un malade et l'a beaucoup fait rire).

Le « encore » a été composé des versions acoustiques de 4 chansons. Très apprécié de moua-même. D'après V., il y avait 3 « encore », donc environ une heure de plus de concert à mon avis. Seulement, j'ai presque dû la traîner hors de la salle ! Raison ? Il était 20 heures. Notre Shinkansen pour Tokyo partait à 21 heures. On n'avait pas vraiment de temps à perdre, il fallait prendre le métro de 20h06. Techniquement on aurait pu rester plus longtemps – 10 minutes, pas plus – mais j'avais très peur qu'il y ait plein de gens avec la même idée et donc des files interminables pour prendre un ticket à la gare.

On est arrivées à Tokyo peu avant minuit. On s'est séparées et j'ai eu ma nuit gratuite au Toyoko Inn, bonne surprise.

Ce matin j'ai réussi à caser ma valise dans un « coin locker », un casier payant, en forçant un peu pour la faire entrer dedans avant d'aller faire un tour dans mon quartier fétiche, Ikebukuro. J'ai ensuite filé à Shiki, où je vivrai jusqu'à la fin de mon séjour, chez Sab, une amie.

samedi 7 juillet 2012

Message rapide

Je suis bien arrivée à Osaka hier soir après maintes occasions de stresser (avion retardé puis pas retardé, arrivée tardive quand même donc plus de train et pas question de payer 20'000 yen de taxi, réussi à trouver un métro qui allait jusqu'à Osaka eki et il y avait une dernière connexion possible mais ce train a décidé d'être super en retard, donc finalement taxi jusqu'à l'hôtel de Shin-Osaka, hôtel introuvable heureusement le chauffeur a éteint la machine qui fait augmenter le prix... pfiou !).
Ce matin, j'ai retrouvé V., une fille rencontrée à Berlin l'été dernier et qui venait passer le week-end à Osaka. On a passé la journée dans les arcades de Shinsaibashi, entre jeux débiles (les tambours sur lesquels il faut frapper en rythme avec une musique, façon Dance Dance Revolution), UFO catchers (ces machines à pince qui attrapent des peluches / chocolats / Wii (oui, au Japon ils mettent des consoles de jeux dans ces trucs), et Purikura (photos modifiables sur un écran), on a eu beaucoup de moments propices aux éclats de rire.
Et Shinsaibashi, même si j'y suis allée plusieurs fois, a encore des Franponais en réserve pour moi !




c'est ça, les Purikura