Bienvenue !

Bienvenue sur "Kutsushita 10" (ou Chaussette 2010-2012).

Ce blog, ou archive, fait partie d'un réseau de blogs de voyage écrits par votre Seigneurie, Moua, j'ai nommé Vivi, passionnée par l'Asie et l'écriture. J'ai séparé mes voyages par années, autrement les blogs étaient trop longs et c'était fastidieux de s'y retrouver. Comme son nom l'indique, vous ne trouverez ici que mon cinquième voyage au Japon (ainsi que premier en Corée et à Taiwan), de juillet à novembre 2010, mon voyage de 2011 en Chine (avec quelques jours au Japon à la fin), et mon retour au Japon en 2012. Pour les autres, voyez les liens.

La page d'accueil et blog en cours, dont les posts sont archivés sur un nouveau blog à chaque nouvelle année, est :
http://ebikutsushita.blogspot.com/

Aide à la navigation : les posts sont classés du plus vieux au plus récent sur tous les blogs.

mercredi 6 juin 2007

Intro

Ce blog regroupe mes blogs précédents. En tout, j'ai changé de blog de voyage 5 fois et j'ai finalement décidé de tout mettre ensemble.

Ma vision du Japon

C’est un pays plus qu’étrange, le Japon. Les gens ont diverses images en tête lorsqu’on parle de ce pays, des clichés aussi, qui sont totalement faux (jusqu’à présent tout s’est toujours démenti de lui-même pour moi).
Mais c’est avant tout un monde à lui seul.

Le Japon est un pays où, coincé entre deux immeubles au beau milieu de Tokyo, on trouve un vieux temple.

C’est un endroit où, dans le métro, une femme ou un homme en kimono ne s’attirera pas un seul regard incrédule, au milieu des hommes d’affaires. Vous en avez déjà vus, vous, dans le train qui relie Lausanne et Genève, des gens habillés en vêtements suisses traditionnels – et surtout, que ce soit considéré comme normal ?

Le Japon est le pays de la propreté (ceux qui disent que la Suisse est propre ne sont jamais allés à Tokyo), de la politesse, de la sécurité, de la courtoisie, de la gentillesse et de la bizarrerie.

Du Nord au Sud, on a, réunie en un seul pays, une multitude de climats. Des glaces éternelles en Hokkaido, aux jungles tropicales et plages de sable blanc des îles Yaeyama, en passant par les Alpes japonaises, mégapoles ou campagne, on trouve son compte quoiqu’on veuille faire sans passer une seule frontière.

Le Japon est le seul endroit, à ma connaissance, où, si on laisse tomber son porte-monnaie plein à craquer par terre dans la rue, quelqu’un le ramassera presque systématiquement et vous le ramènera sans avoir pris quoique ce soit à l’intérieur. C’est le pays où une fille seule peut se promener dans les quartiers dits "chauds" à trois heures du matin et se sentir parfaitement en sécurité. C’est l’endroit où le moindre fait de violence est à la une des journaux pendant un mois tellement c’est inhabituel.

A Tokyo, la plus grande ville du monde, on assiste à chaque seconde à un déferlement humain sur les trottoirs. Employés de bureau en costard, écoliers en uniforme, femmes ou hommes en kimono, jeunes adultes qui se croient au carnaval, tout ce (petit ?) monde s’agite sur les quais de gare, se tasse dans les trains…
Et tout cela sans le moindre stress, sans la moindre bousculade, toujours avec patience… Les japonais ont l’air zen même quand ils courent pour ne pas rater leur train !

A moins d’être tombé sur un cas rare, jamais vous ne verrez un japonais passer devant des gens qui font la queue. Jamais vous ne les verrez tenter d’entrer dans un train alors que les gens n’en sont même pas encore sortis et jamais vous n’entendrez quelqu’un écouter de la musique en dérangeant tout le monde. (attention, le jamais est à prendre avec des pincettes, il y a des cons partout !)

Le Japon n’est pas le paradis sur terre. Si on ne se comporte pas comme la société le demande, on sera victime d’un racisme sournois caché derrière de grands sourires. Un étranger qui ne rentre pas "dans le moule" ne passera pas un bon séjour – à moins qu’il n’accorde aucune importance au fait d’être regardé avec dédain et au fait que toute parole qu’on lui adresse est teintée d’une grande hypocrisie.
Au Japon, on y est, on s’adapte, on imite.

Attention, les japonais ne sont pas tous des modèles non plus. L’homme sale, pieds nus affalé sur la banquette du bus en train de se grailler les orteils existe. Je l’ai malheureusement eu à côté de moi pendant un trajet d’une heure. Celui qui pousse dans les escaliers également, celui qui insulte et se moque aussi.

Les pervers, les voleurs et les dragueurs lourds, je ne les ai pas rencontrés. Ils existent à coup sûr, mais je leur ai échappé.

Je crois que le seul mot qui peut résumer le Japon est "mélange", dans tous les domaines, et c’est une des raisons pour lesquelles j’aime tellement ce pays.



Ce post est écrit en novembre 2009, bien que daté de 2007 pour être premier sur le blog.