Bienvenue !

Bienvenue sur "Kutsushita 10" (ou Chaussette 2010-2012).

Ce blog, ou archive, fait partie d'un réseau de blogs de voyage écrits par votre Seigneurie, Moua, j'ai nommé Vivi, passionnée par l'Asie et l'écriture. J'ai séparé mes voyages par années, autrement les blogs étaient trop longs et c'était fastidieux de s'y retrouver. Comme son nom l'indique, vous ne trouverez ici que mon cinquième voyage au Japon (ainsi que premier en Corée et à Taiwan), de juillet à novembre 2010, mon voyage de 2011 en Chine (avec quelques jours au Japon à la fin), et mon retour au Japon en 2012. Pour les autres, voyez les liens.

La page d'accueil et blog en cours, dont les posts sont archivés sur un nouveau blog à chaque nouvelle année, est :
http://ebikutsushita.blogspot.com/

Aide à la navigation : les posts sont classés du plus vieux au plus récent sur tous les blogs.

samedi 30 juin 2012

Fukuoka est la plus grande ville de la région de Kyûshû et ce n'est pas la première fois que vous en entendez parler sur ce blog : 2010, j'y ai fait un stop d'une nuit en revenant de Corée. 2011, j'y suis allée juste pour un concert. C'est la seule ville dans laquelle j'ai mis les pieds deux fois sans avoir visité ne serait-ce que la gare principale ! Il fallait y remédier.
Hier matin, j'ai pris le shinkansen pour y aller depuis Kagoshima. Il faut savoir que jusqu'à très récemment, 2011 seulement, Kagoshima ne pouvait être atteinte qu'en train normal, ce qui donnait des temps de trajets très pénibles (mais un peu moins douloureux pour le porte-monnaie, le shinkansen étant hors de prix).
Arrivée à Hakata, la station phare de Fukuoka, j'ai été accueillie par la pluie et suis allée me réfugier dans Hakata City, le gigantesque centre commercial de 10 étages qui se trouve dans le même building que la gare. J'y ai trouvé de très nombreuses boutiques aux enseignes en Franponais ("LE LAPIN")" ou Engrish ("Crowded Closet"), ou même les deux à la fois ("Rue de l'Afternoon Tea")(et non ce n'était pas un magasin de thés). Les deux premiers ont beau être corrects, ça reste du Franponais/Engrish puisqu'il n'y a aucun rapport avec le contenu du magasin ou que c'est un nom particulièrement idiot. Le "Il Forno Del Mignon" a, quant à lui, été la cause d'un irrépressible fou rire qui a attiré les regards de tous les élèves en sortie scolaire qui passaient à côté de moi. J'y peux rien, j'ai beau savoir qu'il est là, il me fait le même effet à chaque fois. C'est avec ravissement que j'ai vu que la boutique Café Table n'a pas été rebaptisée dans ce bâtiment, elle s'appelle encore comme ça et non pas ON&OFF comme les autres. Dans l'un des magasins, on m'a fait goûter du thé et comme j'étais la seule cliente, les vendeuses ont décidé de me verser des mini tasses de toutes les sortes qu'elles vendaient.
J'ai découvert un petit restaurant thaï dans lequel les plats sont tellement bien présentés que j'ai vraiment regretté de ne pas avoir mon appareil photo sur moi. On m'a mis des fleurs dans toutes les assiettes.
Je me suis ensuite perdue ; impossible de retrouver la bonne sortie pendant une trentaine de minutes, j'ai refait tous les étages en la cherchant.
Ma soirée a été un peu pénible ; la clim de ma chambre semblait décidée à ne pas fonctionner et ça m'inquiétait beaucoup. J'ai réussi à la faire marcher juste avant d'aller me coucher.

Ce matin, direction Canal City, un autre centre commercial. Je me suis jurée de ne rien acheter, je suis repartie avec une trousse pour ranger mon appareil photo (depuis le temps qu'il m'en fallait une) et seulement trois mangas. Je m'améliore.


 
Pour retourner à la gare, j'ai sauté dans le "100 yen bus". Pour 100 yen, ce véhicule fait le tour de la ville en s'arrêtant aux points d'intérêts. L'inventeur de ces "loop bus" mérite une médaille.

 
Retour à Hakata-city, où j'ai voulu aller manger. Résultat, il m'a fallu une heure pour trouver un restaurant devant lequel il n'y avait pas une file d'attente atroce. Hé oui, c'est un samedi ensoleillé, les gens sortent ! En traversant une route près du terminal des bus, j'ai croisé un homme qui, je pense, a pété un câble après une semaine de travail chargée : en attendant au feu rouge, son parapluie fermé à la main, il a commencé à chanter en style opéra sur une marche militaire. Très fort. En balançant son parapluie de droite à gauche. Je pense que le plus impressionnant était l'indifférence des gens.

J'ai trouvé ça. Expliquez-moi ce que c'est, parce que je comprends pas : ça se mange, et c'est marqué BL dessus... j'avais un peu honte de l'acheter alors je l'ai pas fait.

 
Et puis que serait un post sans photo de nourriture...?

 


jeudi 28 juin 2012

Un rayon de soleil ? Vite, dehors !

Profitons du soleil pour aller aux jardins Senganen avec mes "talents" de photographe très rouillés !









Spices of Death, le retour

Si un jour je vous offre du thé avec un grand sourire, méfiez-vous. Je ramasse systématiquement un petit sachet rose dans mes chambres d'hôtel pour faire goûter son contenu aux gens qui ne se doutent de rien... sauf qu'il y a une raison pour laquelle je le surnomme Spices of Death, épices de la mort.
Ce... thé, si on peut appeler ça comme ça, est la chose la plus ignoble qu'il m'ait été donné de boire dans ma vie. Et aujourd'hui, la fin du mystère est arrivée, car j'ai enfin demandé ce que c'était. Je suis extrêmement déçue d'avoir appris qu'il s'agit simplement de thé à la prune. Ce qui ne l'empêche pas d'être atroce.
J'ai posé la question à la dame qui nettoyait ma chambre (à toute vitesse).

Qu'ai-je fait hier, me demanderez-vous ?

Hé bien, sachez qu'il pleuvait tellement que j'ai simplement couru à toute vitesse jusqu'au premier restaurant sous les arcades en face de mon hôtel. Et que, par la même occasion, j'ai apprivoisé mon nouveau parapluie qui me posait quelques petits problèmes à cause de son système d'ouverture (je n'arrivais pas à le fermer, il s'ouvrait tout seul au milieu des magasins).
Repas de mardi soir, pris avec Biquette - depuis ce repas je ne pourrai plus jamais manger de porc normal, tellement le porc noir est meilleur.

à l'abri de la pluie, sous les arcades
Quant à aujourd'hui, j'ai apprécié un bon repas au sommet d'une tour avec vue sur Sakurajima, avant de me balader sans but sous les occasionnels rayons de soleil.

Mon plan d'aller à Tanegashima est tombé à l'eau, c'est le cas de le dire, à cause du temps, ce qui signifie que je quitte la région demain matin au lieu de samedi soir. Je remonte à Fukuoka.

Petite précision : depuis lundi, je trouve qu'il ne fait pas particulièrement chaud ou humide en comparaison aux autres années. En jetant un œil au thermomètre tout à l'heure, j'ai quand même vu qu'il faisait 30 degrés.

mardi 26 juin 2012

Sakurajima le capricieux

Kagoshima a la chance (ou pas) d'être située devant l'un des volcans les plus actifs du monde : Sakurajima, un stratovolcan (comme le Vésuve). Môssieur crache de plus en plus souvent des nuées de cendres, plusieurs fois par jour, sous la forme d'explosions plus ou moins grandes. C'est donc couverte de cendres que j'écris ce post.

J'ai profité de l'absence de pluie et d'un ciel presque dégagé pour rendre visite à cette montagne que je vénère avec des yeux brillants d'admiration.

J'ai commencé par sauter dans le Loop Bus : il s'agit d'un bus touristique qui fait le tour de la ville en s'arrêtant aux endroits importants, le tout au son d'une voix enregistrée en japonais et en anglais qui décrit l'histoire de ces endroits. Le trajet dure une heure. Bien sûr, mon but n'était pas de faire le tour complet mais de m'arrêter au Dolphin Port, un complexe de restaurants et de boutiques situé au bord de la mer en face du volcan. Ce petit voyage en bus était celui que je faisais tous les jours en 2010, c'était un peu la matinée nostalgie.




 

J'ai retrouvé avec joie la steak house où j'allais manger tous les jours et j'ai repris la même chose, ils m'ont même fait asseoir à la même table.

 

En sortant, gros panache de fumée au sommet du volcan. J'ai traversé la route pour m'approcher du bord de mer et prendre des photos, sauf que le vent s'est mis à souffler et que j'ai enfin compris qu'ici, les gens qui ont un parapluie par temps non pluvieux, c'est pas pour se protéger du soleil !




 Les cendres se sont collées à moi, dans mes yeux et mes poumons, et sur mes deux appareils photos.

lundi 25 juin 2012

Repérage du premier jour

J'ai fait ces petites cartes avant de partir, vous saurez me situer comme ça !
 
C'est en voyant l'état de ma fenêtre ce matin que je me suis dit que décidément, habiter ici, ça doit pas être une partie de plaisir depuis que le volcan a commencé à cracher dix fois par jour.

Ce matin, j'ai bénéficié du "Ecology Month" de l'hôtel. La chaîne Toyoko Inn, dont je suis accro, a un seul défaut : de 10h à 16h, on n'a pas accès aux chambres à cause du nettoyage, ce qui, quand on est seule et qu'il pleut, est très désagréable. C'est en arrivant hier qu'on m'a expliqué que ce mois-ci, par soucis d'écologie, les chambres n'étaient nettoyées que deux fois par semaine ! J'ai encore demandé si ça voulait donc dire que j'avais accès à ma chambre quand je voulais, et oui. 

Vous avez pu m'apercevoir sur Twitter, Skype, Msn et Facebook ce matin, parce qu'entre 4 et 8h, impossible de dormir. Plus sommeil. Je suis donc partie en repérage parce que la première fois que je suis venue, j'ai passé peu de temps dans la ville elle-même, j'étais toujours à la plage.

Puisqu'il pleut, les rues sont un peu nettoyées... un peu seulement ! Endormie comme j'étais, j'ai cru que ce qui couvrait les trottoirs était de la boue, puis j'ai réfléchi, et non, c'est de la cendre.

Je me suis rendue à pied jusqu'au TENMONKAN, des arcades, non pas pour faire du shopping mais pour chercher du franponais. Les arcades et les centres commerciaux sont les Temples du Franponais. J'ai sous-estimé les distances et j'ai compris pourquoi j'avais pris le loop bus, bus touristique, pour tous mes trajets la première fois. Le Tenmonkan, au lieu de se trouver à 10 ou 15 minutes de mon hôtel comme je croyais m'en souvenir, est à 45 ou 50 minutes de marche.

J'ai revu ce que j'avais oublié : les rails des trams couvertes de gazon. Le gazon est tondu par le tram, ça fait une bande verte fluo au milieu de la route.

 Faisons donc un tour dans ce labyrinthe couvert, à l'abri de la pluie !
Je veux bien leur offrir le lapin de ma bannière s'ils veulent
 J'ai passé ma matinée à arpenter les pavés au sec puis j'ai sauté dans un bus pour retourner à la station, au centre commercial, puisque la journée est sous le signe du Franponais. Devant la station, il y avait un énorme marché pour des CD d'occasion. Le reste de la journée s'est déroulé à l'intérieur, jusqu'à 15h, heure où le décallage horaire est venu me tirer par les cheveux et me forcer à rentrer (je finis ce post et je vais dormir).
Mini rayon BL de la librairie de la station

Curry de crevettes au resto indien
Que c'était bon *oo*
Devant la station
Vous voulez du Franponais ? Si je vous dis avoir trouvé le magasin ON&OFF, autrefois appelé Café Table, en beaucoup plus grand que celui d'Ikebukuro, à Tokyo, et qu'il y a encore plus d'objets débiles dedans, vous me croyez ?
Je vous explique pas à quel point j'ai ri
Nan mais euh... nan, quoi.
Et puis, parce qu'il y en a aussi, un peu d'Engrish !
 

dimanche 24 juin 2012

EL FABULOUS !

(Ce post marque le début du voyage de 2012)

J'aurais pas dû manger ces beignets de crevettes sauce thaï avant de monter dans l'avion. C'est ce que je me suis dit au décollage, quand pour la première fois, j'ai bien crû commencer le voyage le nez dans le sachet à vomi. Heureusement, j'ai réussi à retenir, mais 5 minutes de turbulences en plus et j'aurais fait très bonne impression sur mon voisin.

L'avant-décollage a été tout bonnement interminable. Et je sais déjà, après moins de 4 heures de vol, que je vais passer tout le trajet à bouger inconfortablement dans mon siège. Swiss, c'est bien, mais dieux que c'est petit et étroit ! Heureusement que l'accoudoir se lève, mes hanches passent presque pas ! Notons la taille de l'écran individuel, nettement plus grand que sur Austrian, Lufthansa, Alitalia ou British Airways. Et notons aussi le repas, émincé de porc au gingembre, avec fromage (Suisse, évidemment!), pain, salade et surtout, tarte aux abricots à mourir d'extase.

Registre « passagers », maintenant : on voit que le Japon est considéré comme dangereux à présent, parce qu'on est 5 à ne pas être Japonais. L'avion est plein à craquer. Et parmi ces 5, il y en a un qui me fait baver. Je l'ai surnommé El Fabulous. Vous connaissez Andrej Pejic ? Y a son sosie en classe Business. GAH. Il lui ressemble énormément, sauf les cheveux, qu'il a nettement moins beaux. Fashion victim sans aucun doute à voir son accoutrement digne de photos de haute couture ambigüe. Et pourquoi ce surnom à la noix ? Parce qu'il secoue ses cheveux tel le mannequin l'Oréal toutes les 30 secondes! Ça doit être un tic, il l'a même fait devant l'officier de l'immigration.

***

 A peine arrivée à Narita, je suis déjà en nage. Je vais manger des ramen pour me donner de l'énergie vu que j'ai pas dormi dans l'avion et que ma journée est encore longue. Il est 8h du mat, le resto est bondé, c'est normal ?...

Je suis tombée nez à nez avec ce magnifique sac en sortant de l'aéroport. "Le chat NYANYA Ruire"
 Puis je prends le bus pour l'aéroport de Haneda, où un autre vol m'attend, cette fois-ci pour Kagoshima, à la pointe Sud de Kyushu. Et alors que je redoutais l'air extérieur, une fois que je suis sortie ça a été une bouffée d'air frais très agréable ! Pas humide, un vent froid, et 20 degrés à peine. Je pense que l'été n'est pas encore arrivé mais va apparaître sans prévenir, et ça sera violent ! Alors que l'aéroport était un sauna ! La clim, c'est tout ou rien ici. Heureusement, à Haneda, c'est climatisé, en tous cas dans le coin que j'ai réquisitionné pour m'asseoir.

Il est midi. Pour lutter contre la fatigue, je suis allée au resto chinois, et j'ai fait tomber mon gyoza dans mes crevettes, comme si on me dévisageait déjà pas assez dans le genre « sait-elle tenir des baguettes ? ». Pour m'aider après deux ou trois instants où j'ai piqué du nez dans un coin sans pouvoir me retenir, j'ai acheté une canette de café extra noir. C'est pas bon, mais efficace. Pendant deux heures à tout péter.

***

J'ai atteint, peu avant d'entrer dans l'avion pour Kagoshima, le niveau de fatigue suprême : mes bras ne répondaient plus. J'avais jamais vécu ça, je vous assure que ça fait peur, et que plus jamais je me refais un début de voyage comme ça. Je me suis donc grandement réjouie de pouvoir dormir 1h30, parce que là, même debout j'aurais pioncé. Et ça s'est pas vraiment passé comme ça.

Entrée dans l'avion, ma réaction est incrédule : il y a des lumières arc-en-ciel au plafond. Je m'assois et découvre un siège très large, très confortable. Un type s’assoit avec moi, dans le même état d'émerveillement face à cette merveille technologique qui est, je pense, l'avion le plus récent après le A380. Les lumières au plafond changent, elles passent au bleu. Et c'est là que mon voisin et moi découvrons les hublots : sur pression d'un bouton, ils se teintent (plus on presse plus ils deviennent foncés). Hallucinant !


L'écran individuel est muni d'un port USB pour qu'on puisse brancher nos propres appareils dessus et bosser ou regarder nos propres films. Il y a un clavier derrière la télécommande.

Ces petites découvertes m'ont fait oublier ma fatigue. Et à force de tout prendre en photo et de rire comme des malades, mon voisin et moi avons sympathisé, même s'il parlait anglais comme vache espagnole et moi le japonais pas beaucoup mieux. En sortant de l'avion, j'ai recommencé à me sentir crevée, et désespérée à l'idée d'avoir encore 1h30 de bus jusqu'à Kagoshima. Mon voisin m'a accompagnée pour que je récupère mes bagages et c'est là que j'ai compris qu'en réalité il voulait carrément me ramener à l'hôtel. J'ai donc échappé au bus, parce que les japonais sont capables de faire une heure de route dans la direction opposée d'où ils doivent aller, juste pour rendre service. Il m'a interdit de protester.

Pour finir, parlons du temps à Kagoshima : le typhon nous attendait, et l'avion a été victime de tellement de turbulences que les gens criaient de trouille. J'aurais crié aussi mais j'avais encore envie de vomir. Donc Kagoshima est couverte d'une brume très épaisse, on voit à peine le volcan (qui a tout de même craché à mon arrivée) et il pleut de cordes. Et surtout, ici, il fait très chaud.

 Je sens la fatigue qui revient, alors je vous dis à demain !