Bienvenue !

Bienvenue sur "Kutsushita 10" (ou Chaussette 2010-2012).

Ce blog, ou archive, fait partie d'un réseau de blogs de voyage écrits par votre Seigneurie, Moua, j'ai nommé Vivi, passionnée par l'Asie et l'écriture. J'ai séparé mes voyages par années, autrement les blogs étaient trop longs et c'était fastidieux de s'y retrouver. Comme son nom l'indique, vous ne trouverez ici que mon cinquième voyage au Japon (ainsi que premier en Corée et à Taiwan), de juillet à novembre 2010, mon voyage de 2011 en Chine (avec quelques jours au Japon à la fin), et mon retour au Japon en 2012. Pour les autres, voyez les liens.

La page d'accueil et blog en cours, dont les posts sont archivés sur un nouveau blog à chaque nouvelle année, est :
http://ebikutsushita.blogspot.com/

Aide à la navigation : les posts sont classés du plus vieux au plus récent sur tous les blogs.

lundi 23 juillet 2012

Final ^_^ (et clôture de ce blog)

Ah, ça y est, c'est fini. Pas sans émotion, je dois dire. Le jour de mon départ, j'ai vécu un truc franchement terrifiant :

Sab et moi sortons à 4h50 de chez elle. Il fait jour depuis un moment et il n'y a personne dans les rues, je réveille tout le quartier avec les roulettes de ma valise.
Sab transporte mes deux bagages à main sur son vélo.
Puis soudain, au milieu de la route, on voit une vieille dame toute courbée, immobile, qui nous fixe du regard. On lui passe devant et elle émet une sorte de « eeeeeeeeeeeeeeeee » très rauque et très bas.
Sab me regarde, je la regarde et on accélère le pas aussi vite que possible sans courir... et la vieille se met à nous suivre, en marchant comme un pantin désarticulé.
VITE ! Vers la civilisation !
On se dit alors qu'on avance de plus en plus vite en riant comme des tarées... mais ce rire cache une angoisse réelle. Je n'oserai pas dire à Sab jusqu'à ce qu'on soit loin d'elle que moi aussi j'avais peur, une fois qu'elle m'a dit qu'elle a franchement pensé que c'était un zombie.
Bref, on se réfugie dans le seven eleven, seul magasin ouvert à cette heure-ci. On reprend notre souffle et on achète à boire... quand soudain la porte s'ouvre et... c'est la dame. Vraiment une allure, une démarche et une attitude de zombie ! La tronche de Sab était épique. Et la mienne devait pas être bien mieux. Surtout que la dame s'est approchée de moi, tout près alors que j'étais en train de payer, et m'a dit de sa voix rauque et sinistre un « ohayou gozaimasu » (bonjour). J'ai filé sans demander mon reste avec Sab, jusqu'au bus, où on a hurlé de rire. Plus personne ne pourra me dire « ohayou gozaimasu » sans que je pense au zombie, désormais (oui, j'ai eu un début de rire à l'aéroport au moment où l'hôtesse m'a saluée).

Sinon, voilà ce que je peux encore dire :

Vendredi, le producteur de Sab (qui est chanteuse, je ne crois pas l'avoir précisé) nous a offert à toutes les deux des sièges VIP pour Moon Saga. Pas de changement pour cette pièce entre dimanche et ce jour-là, d'ailleurs, sauf que cette fois Alex m'avait expliqué l'histoire aussi bien qu'elle pouvait et que j'ai eu un peu moins de problèmes à trouver un fil rouge (peu présent, mais si on sait de quoi ça parle on comprend déjà plus... La grosse différence a été qu'on m'a quand même offert un billet à 18000 yen sans raison autre que « je suis l'amie de Sab »).
J'ai fait l'achat le plus magnifique de l'année : le photobook de Saotome Taichi. Avec Sab et son producteur, on le feuilletait en attendant le lever de rideau et on s'extasiait tous les trois, jusqu'à ce que le producteur dise « Je pourrais être son grand-père ! », Sab « Je pourrais être sa mère ! » et moi « ...non moi ça va... » Bref, la pièce m'a un peu moins plu la seconde fois, parce qu'une fois qu'il n'y a plus l'effet de surprise on s'ennuie pendant certaines scènes.
Gardez donc ça en mémoire s'il vous vient l'envie d'aller voir ça : lisez l'histoire avant d'y aller, et n'y allez qu'une fois.

 La pièce terminée, Sab et moi sommes rentrées à Shiki, où on est allées manger au pub chinois.

On n'a pas beaucoup dormi parce qu'il fallait qu'on se lève à 4h du matin pour aller à l'arrêt de bus pour l'aéroport – Sab ayant insisté pour venir.

Après l'aventure du zombie, j'ai eu deux heures de bus pour rejoindre l'aéroport. Le vol s'est bien passé, mieux qu'à l'aller parce que j'ai demandé un siège dans la rangée du milieu et qu'ils sont un peu plus larges que les autres. Ma voisine m'a parlé pendant tout le trajet - j'ai plus parlé japonais pendant le vol que pendant tout le voyage.

Bilan du voyage : j'ai très envie de retourner en Hokkaido pour voir d'autres lieux, j'ai vraiment aimé Toya. J'ai malheureusement eu beaucoup de pluie, mais c'était à prévoir vu la période à laquelle je suis partie. Je ne sais pas encore quand j'y retournerai mais 2013 est très probable.


mercredi 18 juillet 2012

Condensé de la semaine

Faisons un petit résumé de mon séjour à Tokyo jusqu'à présent :

De lundi à jeudi dernier, ça a été plutôt calme, je suis restée sagement à Shiki, à apprécier de revoir Sab, de retourner au karaoké et de manger de supers repas.

Vendredi, j'ai passé la fin de l'après-midi / début de soirée à Ikebukuro avec V., pour son anniversaire. Au programme, lèche-vitrines et izakaya. Ce jour-là me reste un peu en travers de la gorge pour de nombreuses raisons et je vais m'empresser de ne plus y penser.

Week-end : vous le savez déjà si vous avez lu les deux posts précédents

Lundi : je pense avoir dormi jusqu'à 15h, j'étais épuisée. Premier jour des vacances de Sab, et on a accueilli Alex chez elle pour la semaine. Plus on est de fous plus on rit. J'avais déjà rencontré Alex il y a deux ans, lui ayant vendu des tickets de concert. Je lis son blog de traductions depuis des années. C'est cool qu'elle soit ici.

Mardi: pas dormi de la nuit, sans raison réelle. Il faisait déjà jour quand je me suis couchée, à 3h45, et j'ai été crevée toute la journée. En plus il faisait vraiment super chaud. J'ai retrouvé Yusuke, qui était dans la même auberge que moi à Taiwan, et on est allés au karaoké ensemble avec Sab.

Aujourd'hui : Akihabara, un peu de shopping (j'ai acheté un autocollant... je crois que j'ai jamais aussi peu dépensé en faisant les magasins ici), beaucoup de sueur (dieux qu'il fait chaud maintenant !) et beaucoup de rire avec Sab et Alex.
BWAHAHAHAH!

MWARF ! Le Pénis Sacré.
On est aussi allées dans une boutique dédiée aux RPG. On s'est comportées en vraies fangirls devant une peluche de Cthulhu à laquelle un vendeur avait mis un petit nœud papillon.

Voilà pour ce rapide résumé. Et voilà aussi notre ami le gecko qui est revenu se balader sur la fenêtre hier soir.



dimanche 15 juillet 2012

Moon Saga : review

Voilà la suite. Donc, dodo à 3h du mat, pour mieux me réveiller à 9h, ce qui est horriblement tôt puisque j'ai adopté un rythme étrange depuis lundi. Ceci car j'allais voir la première de "MOON SAGA", une pièce de théâtre écrite et dirigée par GACKT et, selon lui, "une pièce comme vous n'en avez jamais vu !"

La pièce fait partie d'un univers très vaste qui a été créé par G et déjà utilisé dans ses concepts depuis le début de sa carrière solo il y a treize ans. C'est la suite de tout ce qu'il nous montre sur scène depuis tout ce temps. Pour cette partie de l'univers, G a fait appel à CLAMP (les génies derrière les mangas comme xxxHolic). L'histoire est divisée en pièce de théâtre, manga et concerts. Cette année on a droit à la pièce. En plus d'avoir tout fait (direction, mise en scène, casting, écriture etc.) G joue le rôle principal dedans (il a pas dû dormir énormément ces derniers mois).

Je dois dire que je n'étais pas surexcitée. J'étais même tellement fatiguée que j'ai hésité à y aller. Je suis toujours fan de G, mais beaucoup moins qu'avant, ou disons du moins beaucoup plus raisonnablement, et je m'étais ennuyée au théâtre en 2010 quand j'étais allée le voir dans Nemuri Kyoshiro (surtout parce que je ne comprenais rien). Je me suis finalement bougé les fesses et suis allée jusqu'à Akasaka, où le soleil m'a achevée quand j'attendais devant les portes.


Précision : cette pièce a un casting de fou. Les acteurs sont pour la plupart très connus (tous des acteurs de Kabuki (théâtre traditionnel japonais)), et on notera le merveilleux Saotome Taichi dans le rôle de "Kage". J'aime beaucoup cet acteur, il est fantastique (et je dois me pincer chaque fois que je commence à me dire qu'il est beau parce que halte-là, Môssieur est beaucoup trop jeune pour moi et après je m'en veux!)

Bon, la pièce a commencé et ma réaction après seulement 2 minutes a été cette pensée : "si j'avais manqué ça et l'avais ensuite vu en DVD, je m'en serais voulue toute ma vie."
G n'a pas menti en disant qu'il nous en mettrait plein les yeux !


Je ne dirai rien de l'histoire, qui était je pense le seul point noir de la pièce. C'était tellement bordélique comme arrangements de scènes qu'on ne comprenait pas trop ce qui se passait (et surtout, c'est pas FINI!).

La musique est magnifique. Les décors sont simples, il s'agit d'escaliers. Là où G a fait très fort c'est dans les décors virtuels, sur l'écran. Ils sont totalement intégrés à la pièce, c'est à dire que si un personnage a le pouvoir de lancer une boule de feu, la boule apparaît sur l'écran. Si un personnage tombe derrière la scène dans une rivière, il y aura un bruit d'éclaboussure et l'écran montrera l'eau qui gicle. Les paysages eux-mêmes sont animés et en 3D, ils ressemblent à un jeu vidéo. Certains rappellent énormément le style de Alice:Madness Returns.
Pour le jeu d'acteur : ce que je n'aime pas dans le théâtre japonais, c'est cette façon extrêmement exagérée de jouer et de parler. Mais là aussi, mes craintes ont disparu, car G a décidé que le jeu devrait être comme au cinéma européen/américain. Rapide et crédible. Tout le monde jouait vraiment très, très bien.
Il y avait des chorégraphies aussi, très réussies.
Question personnages maintenant : j'avais peur que le personnage de Yoshitsune, joué par G, soit comme TOUS les autres qu'il a déjà joué (excepté Yoshi de Bunraku) : un type détaché du monde, fier, silencieux, sérieux, qui se prend pour un dieu et qui agit comme s'il en était un. Euh, son personnage ne pourrait pas être plus éloigné de ça. C'est un espèce d'abruti qui se fait pipi dessus (oui oui, littéralement) à la moindre menace. Il est adorable mais trouillard et capricieux. C'est un rôle inédit pour lui, qu'il a parfaitement réussi à jouer.
Avec cette petite description il manque quelque chose : la pièce est drôle. Mais vraiment, à se tordre de rire. Avec le petit côté tragique / romantique, mais c'est 90% de rires, 5% de larmes, 5% de romance... 100% de divertissement pur et simple. Oh et les batailles aussi... miam !

Un dernier mot sur Saotome Taichi : son rôle, celui d'un esprit aux très longs cheveux blancs, qui apparaît à la lueur de la lune, est en réalité comme ce que je pensais que celui de G serait, ce type invincible et hautain. Mais c'est un esprit, il a le droit. Et mention spéciale à ce garçon, car sa scène de bataille est à tomber raide mort de perfection.
Vous connaissez peut-être cette vidéo :
La scène dont je parle a directement été inspirée de ça. Il se bat contre des ombres (beaucoup plus violentes, nombreuses et rapides) à l'aide d'un éventail et non d'une épée, et quand il est touché le sang gicle sur l'écran. Je pourrais passer ma vie à le regarder faire ça d'ailleurs.

Enfin, ceci pour dire que j'ai absolument adoré et que Saotome Taichi peut me compter parmi ses fans. En plus il a un petit quelque chose d'un de mes propres personnages avec cette perruque... Bref il a la classe.

*I iz dead*

Pas beaucoup de news ici n'est-ce pas ? J'ai déjà expliqué pourquoi je ne postais pas souvent, alors voilà. Par contre aujourd'hui, un post est nécessaire, même s'il sera incomplet. La première partie a été rédigée cet après-midi :

Excusez-moi pendant que je hurle comme une fangirl enragée (non ce n'est pas un pléonasme). Et que je noie mon stress dans un coca.
J'écris ces lignes depuis la loge A de la livehouse Shinjuku BLAZE. J'ai un CREW PASS scotché à ma jupe... je vous raconte :
Je fais partie d'une équipe promo amateur, une Street Team, pour le groupe de rock américo-japonais "fade", (cliquez pour écouter une chanson sur youtube) dont fait partie Jon Underdown. Petit rafraîchissement de mémoire : il a été le second vocaliste du groupe YFCz, le "side-project" de GACKT, depuis juin 2011 jusqu'à juillet 2012. Bref comme j'allais au concert aujourd'hui, ma coéquipière de la Street Team francophone a tenté de m'obtenir une interview depuis deux mois environ. Pas de nouvelles. C'était foutu, c'était sûr. Jusqu'à littéralement la dernière minute ! Je m'apprêtais à aller retrouver des amies à Harajuku (ouais, un samedi, je suis folle, je sais) quand soudain, j'ai vérifié mon compte Twitter et ai vu ma coéquipière en mode grosse panique. Raison ? Interview : 16h20. OH CRAP comme je dis sans arrêt ces jours. Pas prête, stressée, questions à peine revues... Ils paniquaient tous parce que je dormais encore (il était presque midi... hum) et que j'ai pas de téléphone.
C'est donc armée d'un calepin et de mon appareil photo, utilisé pour enregistrer le son, que je suis allée passer une heure à Harajuku tout de même et que j'ai ensuite filé très vite à Shinjuku. J'ai été en retard de 5 ou 10 minutes mais ils m'ont fait patienter devant la porte de toute façon. Tout le monde me regardait, surtout quand je suis passée sous la barrière et ait reçu mon "Crew Pass".

On m'a fait asseoir dans une loge, on m'a offert du coca. Tout le monde (manager, maquilleur, producteur) m'a donné une carte de visite, ils étaient tous très sympas.

(écrit une fois de retour) :
Noriyuki, le bassiste (qui est tellement canon en vrai, par rapport aux photos) est entré dans la pièce et il est resté plus de 30 minutes avec moi à parler, il m'a mise à l'aise parce que jusque là j'étais pas très tranquille. Il m'a dit qu'avec le pass je pouvais aller partout dans les loges mais j'ai pas osé. Jon est ensuite venu me saluer. Super sympa. Puis Kansei, l'un des guitaristes, est entré pour se maquiller. Après environ une heure supplémentaire j'ai pu aller faire mon interview, que vous pourrez retrouver sur fade-france.com en temps voulu, puis assister au spectacle - ils m'ont donné le choix : je pouvais le regarder depuis les coulisses ou dans la salle. Euh, non, c'est mieux dans la salle mais merci...
Le concert fera l'objet d'un article sur le site également.
J'ai retrouvé mes amies à la fin, on a fait la queue pour les dédicaces, j'ai eu droit à des tas de mercis de la part des musiciens et même le manager est venu me retrouver après, dehors, pour me remercier. Non mais euh, c'est moi qui vous remercie...

J'ai rencontré le responsable marketing de Nissan pendant le concert, il était à côté de moi. Il parle français, on a pas mal discuté parce qu'il aime les mêmes groupes que moi (dont Eluveitie, c'est le premier qu'il a cité en apprenant d'où je venais), et il a réussi, je sais pas comment, à me retrouver une heure après dans la gare de Shinjuku.

Enfin voilà, une super soirée qui s'est terminée à 3h parce que je suis allée manger avec Sab... et je devais me lever ce matin. Restez dans le coin, un autre post arrivera d'ici quelques heures pour expliquer la raison du réveil matinal.
Bonus en attendant l'interview.

mercredi 11 juillet 2012

P'tit post #2

Aaah que cette capitale m'avait manqué ! Je ne suis pas à Tokyo à proprement parler mais dans la préfecture de Saitama. J'en ai pour un peu moins de 30 minutes pour rejoindre Tokyo, mais j'y vais pas tous les jours.

Il fait moins chaud (BEAUCOUP moins) qu'en 2010, mais chaque jour la température augmente donc je suppose que ça fera assez mal en août. 
Près de la maison se trouve un resto de viande grillée (yakiniku, oui, comme le panneau chantant de mon post sur Sapporo) où, durant 1h40, on a nourriture et boissons à volonté pour la modique somme de 2100 yen par personne. On reçoit la viande / les fruits de mer / les légumes / ce qu'on a commandé et on pose tout sur le grill au centre de la table. J'ai passé ma soirée à ôter les têtes des (grosses) crevettes parce que ça dégoûtait trop Sab qui disait que la nourriture ne devrait pas avoir d'yeux et refusait de les toucher tant qu'elles n'étaient pas décapitées. On a mangé du bœuf et des crevettes pendant plus de 2 heures parce qu'ils nous ont permis de rester plus longtemps puisque Sab est une habituée et qu'il était 1h du matin.
C'est un resto coréen, les baguettes sont en métal, c'est une belle galère pour manger.

Sab et moi bossons toute la journée, on a toutes les deux un bouquin à sortir bientôt, alors on profite de le faire ensemble sous la clim, avec deux chats très flemmards dans les pattes.
Yuurei et Yuki ne peuvent pas se supporter en temps normal et se battent sans arrêt... en restant couchés par terre parce qu'ils sont trop mous pour se lever.
Chaque fois que je viens il y a au moins 10 maisons de plus sur le chemin que je prends pour aller chez elle. ça, là, il y a deux ans, les maisons sur la droite étaient en construction et celles sur la gauche, il y en avait deux qui n'existait pas du tout.

 
Hier soir un gecko se baladait sur la fenêtre, c'était trop mignon !

lundi 9 juillet 2012

Week-end à Osaka

 Décidément, je ne comprends toujours pas comment les lignes JR de Osaka fonctionnent. C'est horriblement compliqué, rien n'est noté (en japonais non plus) et c'est jamais le bon train qui arrive sur le quai. Enfin, on découvre après coup qu'en fait oui, c'était le bon, mais dans le doute on monte pas dedans.

Après un samedi de shopping (ça compte pour du shopping si j'ai dépensé que 2000 yen?) c'est un dimanche musical qui s'est imposé. V. est une grande fan de Acid Black Cherry, un des groupes de rock japonais les plus connus du pays, et ils tenaient la finale de leur tournée à Osaka dimanche soir.

Personnellement je n'ai jamais aimé leur musique, mais je suis gentille, j'allais pas laisser V. y aller seule. C'était dans un stade, la scène coupait la salle en deux et il y avait environ 20'000 places. Quand je vais dans un concert de ce type, c'est rarement plein à craquer, il y a toujours quelques sièges vides ici ou là... pas cette fois. Il y avait tellement de monde qu'il y avait des gens debout dans les allées et derrière nous... je dirais environ 500 personnes supplémentaires. Je dois dire que même en n'aimant pas leur musique, j'ai apprécié le concert. Le thème n'était pas original et plutôt énervant (2012, fin du monde, destruction etc.... changez de disque !) mais les décors étaient somptueux, les effets de lumière exceptionnels et puis Yasu, le chanteur, sonne mieux en live qu'en studio.

Les décors étaient des ruines qui me faisaient penser à l'architecture du Seigneur des Anneaux, avec une grosse horloge en « pierre » à moitié détruite suspendue au-dessus de la scène. Les aiguilles tournaient très vite pendant les premières chansons. D'un point de vue esthétique et technique, aucun faux pas. Point de vue musical, il y avait certains moments où on n'entendait pas très bien Yasu parce que le son était quelques fois déséquilibré et faisait plus sonner une guitare que le reste. C'est pas arrivé souvent mais je l'ai noté quand même.

Maintenant pour la présence scénique, ils sont très bons. Leur musique n'est pas nulle, c'est juste moi qui n'aime pas le rock qui a un son joyeux ou jazzy. Il y a eu 4 ou 5 chansons que j'ai vraiment aimées (un son beaucoup plus dur que les autres), dont les deux premières qui m'ont mises dans de bonnes dispositions à leur sujet.

Observation en comparaison avec un concert de Gackt : - Les fans d'ABC sont beaucoup moins sympa que ceux de G. Ceux de G sont très ouverts, les amitiés se créent en quelques minutes devant les salles, qu'on soit étranger ou non. En tant que rare spectateur non-japonais, on est pris en photo, abordé, invité au resto après le concert etc. Les fans de G sont une famille et ils sont, pour la plupart, vraiment super gentils et matures. Il n'y a aucune animosité. Ça vient peut-être du fait qu'une grande majorité d'entre eux a plus de 30 ans(ça concerne uniquement les fans japonais.) Bref, au concert d'ABC, V et moi étions les seules étrangères. On nous regardait un peu bizarrement, personne ne nous a parlé, et la seule personne avec qui j'ai échangé deux ou trois mots et un sourire a été la dame d'une cinquantaine d'années, en kimono, qui était à côté de moi dans la salle. Les fans sont jeunes (Yasu a demandé qui avait moins de 20 ans et un nombre énorme de mains se sont levées – il a fait ça pour tous les âges, et a été super ému de voir qu'il y avait des gens de plus de 70 ans aussi – dont un petit vieux qui dansait comme un malade et l'a beaucoup fait rire).

Le « encore » a été composé des versions acoustiques de 4 chansons. Très apprécié de moua-même. D'après V., il y avait 3 « encore », donc environ une heure de plus de concert à mon avis. Seulement, j'ai presque dû la traîner hors de la salle ! Raison ? Il était 20 heures. Notre Shinkansen pour Tokyo partait à 21 heures. On n'avait pas vraiment de temps à perdre, il fallait prendre le métro de 20h06. Techniquement on aurait pu rester plus longtemps – 10 minutes, pas plus – mais j'avais très peur qu'il y ait plein de gens avec la même idée et donc des files interminables pour prendre un ticket à la gare.

On est arrivées à Tokyo peu avant minuit. On s'est séparées et j'ai eu ma nuit gratuite au Toyoko Inn, bonne surprise.

Ce matin j'ai réussi à caser ma valise dans un « coin locker », un casier payant, en forçant un peu pour la faire entrer dedans avant d'aller faire un tour dans mon quartier fétiche, Ikebukuro. J'ai ensuite filé à Shiki, où je vivrai jusqu'à la fin de mon séjour, chez Sab, une amie.

samedi 7 juillet 2012

Message rapide

Je suis bien arrivée à Osaka hier soir après maintes occasions de stresser (avion retardé puis pas retardé, arrivée tardive quand même donc plus de train et pas question de payer 20'000 yen de taxi, réussi à trouver un métro qui allait jusqu'à Osaka eki et il y avait une dernière connexion possible mais ce train a décidé d'être super en retard, donc finalement taxi jusqu'à l'hôtel de Shin-Osaka, hôtel introuvable heureusement le chauffeur a éteint la machine qui fait augmenter le prix... pfiou !).
Ce matin, j'ai retrouvé V., une fille rencontrée à Berlin l'été dernier et qui venait passer le week-end à Osaka. On a passé la journée dans les arcades de Shinsaibashi, entre jeux débiles (les tambours sur lesquels il faut frapper en rythme avec une musique, façon Dance Dance Revolution), UFO catchers (ces machines à pince qui attrapent des peluches / chocolats / Wii (oui, au Japon ils mettent des consoles de jeux dans ces trucs), et Purikura (photos modifiables sur un écran), on a eu beaucoup de moments propices aux éclats de rire.
Et Shinsaibashi, même si j'y suis allée plusieurs fois, a encore des Franponais en réserve pour moi !




c'est ça, les Purikura



jeudi 5 juillet 2012

Sapporo

Les publicités musicales dans les rues : toujours un moment glorieux de la journée.

Imaginez la scène : il pleut, il fait super humide, c'est désagréable, vous avez mal aux pieds et vous avez faim... et vous passez à côté d'un panneau qui tourne sur lui-même en émettant une musique sur laquelle des chœurs chantent "YAKINIKUUUUUUUU" (viande grillée) comme dans un morceau d'opéra particulièrement puissant, ça va vous faire tout oublier. A condition de ne pas vous pisser dessus (de rire).

Vous l'aurez deviné, il pleut à grosses gouttes. Dans ces conditions, les rues de Sapporo ont été désertes jusqu'à environ 17 heures, quand les gens commencent à sortir du travail ou de l'école. Là, les 2 millions d'habitants, on les voit.

Sapporo offre peu d'attrait aux touristes. C'est une grande ville, c'est tout. Il y a un gigantesque parc (Odori Park), le musée de la bière, l'usine/le musée du chocolat, le village historique (une reconstitution, à un peu moins d'une heure de route), un clocher (qui me fait penser à celui de Retour vers le Futur) et un autre parc, cette fois-ci artistique. Il va sans dire que par ce temps, il y a trois trucs à rayer de la liste des visites. ça m'a donné l'occasion de marcher dans une grande partie de la ville toute la journée avec mon parapluie, empruntant les souterrains le plus souvent possible, et d'aller à Sapporo Factory, un centre commercial plutôt décevant car très vide. J'ai trouvé le design de l'entrée très intéressant :

 
Dans cette partie du bâtiment, il y a surtout de l'artisanat et des souvenirs.


BWAHAHAHAHA !
 S'ils avaient fait tout le centre comme ça, ça aurait eu de la gueule ! Mais c'est triste, le reste, c'est ça :
Les gens à Sapporo sont très gentils et plutôt indifférents à ma présence - ou plus discrets. J'ai été abordée deux fois seulement.

Ici, marcher dans la rue, c'est plus agréable qu'ailleurs au Japon : les trottoirs gigantesques aident à éviter les vélos (il n'y en a pas énormément cela dit).

Après un arrêt à la poste une fois mon repas de midi terminé, je suis allée acheter les tickets de train pour dimanche soir (le trajet Osaka-Tokyo avec le dernier train, il vaut mieux acheter à l'avance, surtout quand c'est pour deux) puis j'ai voulu aller faire un tour dans les magasins de la station. Seulement, cette station est un labyrinthe épouvantable. J'y suis entrée à 14h... ressortie à 17h30, et on peut compter bien 30 minutes d'errance en me demandant où j'étais. Et comme je suis contente de ne pas rentrer dans les vêtements/chaussures vendus ici ! Parce que les deux buildings de la gare, dix étages de boutiques + de gigantesques souterrains bourrés de magasins, pratiquaient, aujourd'hui, un 50% général. Autant vous dire qu'en fin d'après-midi, c'était plein à craquer !

C'est donc avec l'indifférence la plus totale que je passe devant ces boutiques. Moi, ce que je cherche, c'est des mangas, de la déco, des conneries (genre brosse à langue) et du Franponais. Il faut toujours garder à l'esprit le fait que ma valise n'a pas été enchantée par Merlin et n'a pas une contenance infinie.

J'ai encore la journée de demain pour faire un peu de tourisme et le soir, je prends un avion pour Osaka. Ce qui signera la fin de mon voyage solitaire et le début de la rigolade.

mercredi 4 juillet 2012

Ce post n'est pas un coup de gueule, je vais très bien

 
Aujourd'hui, je suis retournée à Sapporo en bus depuis Toyako Onsen, ce qui m'a permis d'être témoin de l'"immensity of green" qui recouvre cette région. Y a des forêts partout. On a même croisé un petit tas de neige.

Après trois heures de trajet sur les petites routes de montagne, c'est franchement épuisée que j'ai débarqué à Sapporo, la grande ville du nord du Japon, aux larges trottoirs, grandes avenues et beaux buildings tous neufs.J'ai apprécié autant que possible, mais là, il est à peine 19h et je vais déjà aller me coucher. 

Il faut dire que l'obligation de se lever très tôt pour le petit déjeuner dans les ryokan est très désagréable et ne me convient pas du tout ! Après deux jours à ce rythme, j'en peux plus. Le problème est très simple : il est possible de manger de 6h à 8h. Ce qui signifie qu'à 5h30, il y a un boucan de tous les diables dans le ryokan, parce qu'il y a des gens qui ont demandé à manger à 6h et que le personnel entre dans toutes les chambres concernées en criant "BONJOUR!" pour défaire les lits 30 minutes avant le repas. Si la première nuit, j'étais seule dans l'hôtel (mais j'ai mal dormi car trop chaud), c'était pas le cas hier. Il faut y ajouter le bruit du chariot à nourriture et le fait que les touristes coréens qui ont passé la nuit là ne sont vraiment pas silencieux. Ah, et bien sûr, les murs sont aussi fins que du papier toilettes, n'est-ce pas. Donc, on a beau avoir commandé le repas à 8h, on est d'office réveillé à 5h30 et le bruit est constant depuis là. Et puis, on peut se dire "tiens, je vais me rendormir après 8h, ce sera fini !" Non, vous avez oublié que le personnel vient vous enlever votre lit avant que vous mangiez...
Non, je ne suis pas particulièrement fan des ryokan !

Reprenons. Arrivée à Sapporo, mon premier réflexe a été d'entrer dans une pizzeria. Parce que ryokan = nourriture japonaise. Et en nourriture japonaise, si je mourrais pour des takoyaki, je ne peux pas en dire autant du reste, en plus, les takoyaki c'est un peu de la malbouffe.
Donc depuis deux jours, je mangeais japonais à tous les repas. Mon top 6 de cuisines est, du mieux au "moins mieux" : thaï, indien, chinois, italien, mexicain, japonais. Comprenez donc une chose : j'en ai marre du plateau typique ryokan avec ses quantités pour lutins. Avec ces plateaux j'ai l'ascenseur émotionnel à tous les coups : un moment c'est "AAAAH QUE C'EST BON !" pour un (oui, un) champignon en papillote, la seconde d'après c'est "Ne pas vomir ne pas vomir arrrrgh" pour une sorte de glu immonde qui entoure le corail du crabe. A tous les coups par contre, c'est "AAAH QUE C'EST BEAU!" Moi, j'aime les plats très épicés, les goûts très variés. Donc, manger japonais, oui, avec plaisir, mais pas tous les jours. C'est trop "simple" pour moi. Ma pizza a été fabuleuse.

A côté de la pizzeria se trouvait un tea room nommé "La Maison : Ensoleillé Table". Ce qui a annoncé la couleur de ce que j'ai trouvé par la suite :
 
Et des dizaines d'autres. 
Je vous laisse un aperçu de Sapporo pour finir ce post. Demain, je visite la ville.


 
Mpf, ça m'a donné faim d'écrire ce post. Je vais au resto. Je dormirai après. *Engloutit une bouteille de vitamines*

mardi 3 juillet 2012

Avant-goût d'Apocalypse, ou Jurassic Park, à vous de voir

Qui dit volcans, dit éruptions, dit destructions. Mais c'est rare que les autorités décident de garder les lieux en état à des fins touristiques ! Les cratères autour du lac sont aujourd'hui presque tous dormants et la dernière éruption a eu lieu il y a 12 ans.

Je suis partie ce matin, toute motivée, avec juste une minuscule bouteille d'eau, en direction du centre d'accueil des visiteurs, où j'ai pris une carte avant de ressortir et de me rendre sur le chemin, qui se trouve derrière un gros barrage anti coulées de boue. Et une fois sur place, c'est devenu vaguement inquiétant, l'ambiance parfaite pour ce genre de lieux. J'étais complètement seule, il n'y avait aucun bruit à part les cris des corbeaux, et puis j'ai rencontré ça :
Son apparence et le fait qu'il se conduise comme un chien (il avance, puis il m'attend en me regardant, comme s'il voulait m'emmener quelque part) ne m'a pas trop rassurée et j'ai fait bien attention de ne pas prendre le même chemin que lui.

Me voilà à la première partie du sentier. Il y a deux buildings détruits. J'utilise l'option "impression appareil photo jouet" qui, je trouve, ajoute un côté très sinistre aux photos. Je dois avouer que ce décor me fait plus penser à Jurassic Park qu'aux restes d'une éruption, c'est sûrement à cause de la végétation.




 
Le chemin devient moins sympathique par la suite. Entendez par là que ça monte beaucoup. Rien d'insurmontable, si on le sait ! Mon problème ? J'avais sous-estimé les distances et le soleil a décidé de revenir soudainement, rendant la marche très pénible à cause de la chaleur. J'ai un gros coup de soleil sur un seul bras, j'ai l'air malin. Ma pauvre bouteille d'eau a été vidée très vite.

Après quelques centaines de mètres, je suis arrivée à deux cratères. Le premier est à peine visible à cause des plantes. Le second... il faut monter le long de ses flancs et essayer de garder l'équilibre pour prendre les photos. Le sol est très friable et surtout, c'est hyper raide.

 
J'ai continué. Plus loin, j'aurais dû arriver vers d'autres zones détruites et un troisième cratère mais c'était sans compter que tous les chemins étaient barrés ! Non je ne m'étais pas trompée de route. 
J'ai hésité. J'avais vraiment envie d'y aller. Mais c'est un volcan, peut-être que si c'est bloqué, c'est pour une bonne raison. En plus je n'avais plus d'eau, et je n'avais pas prévenu l'hôtel que j'allais faire ça. Seule, sans téléphone (même si j'en avais eu un, il paraît qu'il n'y a pas de réseau), sans boisson, personne qui savait où j'étais... c'était peut-être pas une super idée. J'avais pas envie d'être la prochaine vedette de I shouldn't be alive.
Je suis redescendue un peu déçue, mais quand j'ai regardé derrière moi, j'ai vu qu'une brume épaisse était en train de tomber très vite. Adieu la déception, c'était définitivement pas raisonnable de songer à passer outre les barrières.



 
Retour à Toyako Onsen, en sueur, et direction le petit supermarché où j'ai acheté deux litres d'eau. J'ai ensuite voulu reposer mes jambes et suis montée sur le bateau bien kitsch qui fait un petit tour sur le lac.



 
Cette pointe est Showa Shinzan, un volcan tout jeune qui a décidé de pousser un jour au milieu d'un champ et d'atteindre une hauteur de 290 mètres en 2 ans. Il fume un peu de tous les côtés, mais aucune de mes photos n'arrive à le montrer.


 

Pardonnez mon horizon pas droit


lundi 2 juillet 2012

On file au Nord !

Dans l'avion, un seul écran, et dessus, une émission qu'on peut entendre si on met nos écouteurs. Une heure et demi de documentaire sur la fabrication des anses de théières. Avec intervention et interviews de passionnés... Ouais. Des passionnés d'anses de théières. Excusez-moi, je pense que je vais plutôt écouter ma musique. Seul avantage de cette émission : l'apparition furtive d'un Franponais, un magasin nommé « le bec ».

A peine descendue de l'avion, j'ai eu droit à une heure d'attente sur un quai de gare désert. C'était l'occasion pour moi de découvrir que question climat, cette région est un peu à part... J'arrivais de Kyûshû, j'avais un petit débardeur, un short et c'est tout. Autour de moi, les gens portaient des pulls. Je vous dis tout de suite qu'attendre mon train pendant une heure dans ces conditions, ça a pas été très agréable. La pluie, façon crachin breton, m'a suivie depuis Fukuoka mais s'est arrêtée assez vite.

Mon train était plein à craquer, j'ai donc passé les presque deux heures du trajet debout dans le couloir à tenter d'apercevoir le paysage par la petite fenêtre de la porte.

Mes premières impressions ? Froid, venteux, pluvieux, plein de sapins... serais-je de retour chez moi ?

Mon train, puis mon taxi, m'ont amenée jusqu'à Toyako Onsen, une toute petite ville au bord du lac Toya, lieu hautement volcanique. J'ai été accueillie à bras ouverts, étant la seule cliente de l'hôtel (on est en semaine et encore en basse saison), et on m'a donné une chambre magnifique avec vue sur le lac. Cet hôtel est un ryokan, une auberge traditionnelle, et j'ai galéré pour le trouver car je voulais absolument Internet et l'air conditionné (dont je n'ai finalement pas besoin du tout ! *enfile son pull* ). Internet est peu courant dans les ryokan. Si j'étais pas toute seule, ça serait pas un soucis, mais là c'est pas possible.

A peine installée, j'ai eu la visite d'une dame qui m'apportait un yukata (kimono d'été). J'ai pas trop compris et ça m'a fait rire, parce qu'elle n'a pas fait que de me l'apporter, oh non ! Elle m'a attrapée par le bras, m'a passé le yukata sur les épaules pour évaluer la longueur et la largeur, puis me l'a enlevé et m'a fait signe d'aller au milieu de la pièce. Elle me l'a remis ensuite, tout bien, avec la ceinture, et même avec le manteau traditionnel qui va avec. Puis elle est partie, satisfaite.

Comme il était déjà tard quand je suis arrivée, j'ai décidé de garder les points d'intérêts du lac pour demain. J'ai pris le chemin qui longe le lac, j'ai marché une heure, puis je suis revenue à l'hôtel en passant par la ville qui est vraiment déserte. Les magasins sont ouverts mais il n'y a personne dedans, même pas un propriétaire !





Ça me fait penser à Hirosaki il y a deux ans, c'était tout à fait la même ambiance. Bon, Toyako Onsen c'est plus joli.

Ce soir j'ai eu droit au repas dans ma chambre. Au menu, shabu-shabu (fondue japonaise), sashimi, alevins à la fleur de cerisier (THE FOOD HAS EYES !), udon, saumon en croûte, coquille St-Jacques, mentaïko, tofu, riz, gelée de thé vert, soupe miso aux champignons, et plein d'autres trucs.